Faustine Gauthier
1. Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours entre la France et les Pays-Bas ?
A l’été 2024, nous avons emménagé à La Haye avec ma petite famille, grâce à une opportunité professionnelle de mon mari. Nous avons quitté Paris pour retrouver une expérience internationale que j’avais vécue pendant mes études, au Collège d’Europe notamment. Nous avons eu un coup de foudre pour cette ville où il fait si bon de vivre, tout près de la mer du Nord. Lors de notre installation, nous avons été bien aidés par la communauté francophone : l’Accueil La Haye et l’association des parents d’élèves (APE) du Lycée français Vincent Van Gogh où ma fille est scolarisée et y très heureuse.
En retour, je me suis engagée bénévolement pour ces associations. Professionnellement, après dix années passionnantes à travailler à la SNCF, j’ai dû construire un nouveau chemin, si possible en conjuguant mes deux passions que sont le voyage et la culture, le train et la danse. J’ai fait l’expérience de l’auto-entreprenariat, aidée dans cette dynamique par la Fondation Avenir Emploi (café ZZP), mais j’ai compris que je préférais faire partie d’une entreprise. Dès notre arrivée, j’ai investi dans l’apprentissage du néerlandais et j’ai intensifié mes efforts quand j’ai compris que c’était une condition importante pour m’ouvrir plus d’opportunités d’emploi. Je viens d’être embauchée par la start-up ferroviaire néerlandaise Go Volta pour, entre autres, contribuer à la mise sur pied d’un train à bas prix entre Amsterdam et Paris (qui passera par La Haye).
2. Pourquoi avoir souhaité vous engager au sein de la liste indépendante Voix françaises aux Pays-Bas? Qu’est-ce qui vous a donné envie de contribuer à cette démarche collective ?
Je suis très attachée à la démocratie et à la représentation de proximité. En tant que Français, nous avons un porte-voix par l’intermédiaire des conseillers des Français à l’étranger. Je suis admirative du travail qu’a fait Marie-Christine Kok Escalle en tant que conseillère consulaire, notamment à travers sa lettre mensuelle d’information et sa façon de tisser des liens avec les gens, Français, Néerlandais et de tous horizons. Michèle Kremers, qui se propose de reprendre le flambeau, a également de grandes qualités humaines et humanistes, à cheval entre la France et les Pays-Bas. Aimant m’engager dans des projets collectifs porteurs de dialogue, je soutiens donc avec cœur la liste Voix françaises aux Pays-Bas et me ferai son relais dans les différents cercles auxquels j’appartiens.
3. Grâce à votre parcours aux Pays-Bas, quels conseils ou retours d’expérience souhaitez-vous partager pour faciliter la vie des Français ici ?
Les deux choses qui m’aident jusqu’à maintenant à vivre pleinement cette expatriation aux Pays-Bas et qui peuvent probablement aider d’autres Français sont :
- Tisser des liens avec la communauté francophone qui est d’un précieux soutien et est pleine de ressources et de vitalité : à La Haye, il y a des associations bien identifiées, que ce soit l’Accueil La Haye ou encore l’Alliance française, mais dans tous les coins des Pays-Bas, il y a aussi moyen de se connecter localement ou en ligne à cette dynamique communauté, qui nourrit nos racines.
- Apprendre activement la langue néerlandaise pour pouvoir interagir avec mes voisins, les gens de mon quartier et plus largement me créer un nouveau réseau professionnel aux Pays-Bas. Le démarrage est le plus important, car c’est à partir de là qu’on trouve la confiance de se lancer à parler et la motivation à pratiquer le plus souvent possible (en demandant à nos interlocuteurs de continuer à parler néerlandais plus lentement ; combien de fois ai-je dit : « we kunnen Nederlands spreken ; ik leer Nederlands, ik moet oefenen ». J’ai beaucoup de gratitude pour l’école Taal Tafels de La Haye qui, à raison de 5h de cours par semaine et pas mal de travail personnel entre les cours, m’a permis de décoller dans cette langue, que je trouve finalement assez agréable.
