Maxime Garenaux
Ingénieur en hydrodynamique navale installé aux Pays-Bas depuis 12 ans. L’aventure néerlandaise a commencé par un échange universitaire à la TU Delft, suivi d’une année de césure, puis d’une rencontre avec ma partenaire néerlandaise. Au fil des années, je me suis de plus en plus enraciné dans la culture néerlandaise, tout en conservant des liens réguliers avec la communauté française, en France comme aux Pays-Bas.
1. Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours entre la France et les Pays-Bas ?
Je m’appelle Maxime, j’ai 33 ans et je suis originaire d’un petit village du Pas-de-Calais qui, pour l’anecdote, se situait autrefois à la frontière du royaume des Pays-Bas (XVIIᵉ siècle). Initialement prévue pour une durée de six mois dans le cadre d’un échange ERASMUS à la TU Delft, en collaboration avec mon école d’ingénieur de Brest, mon aventure néerlandaise dure maintenant depuis 12 ans.
Après ce court mais très enrichissant programme ERASMUS, j’ai poursuivi cette première expérience par une année de césure au sein d’une entreprise de transport maritime à Schiedam. Après un bref retour en France pour finaliser mon diplôme d’ingénieur, j’ai rapidement rejoint les Pays-Bas pour m’installer avec ma compagne néerlandaise. J’ai ensuite débuté ma carrière comme ingénieur chef de projet à l’institut de recherche en hydrodynamique navale MARIN, à Wageningen, où je travaille toujours aujourd’hui. Depuis cinq ans, nous vivons à Amersfoort, une ville où il fait bon vivre et dans laquelle nous nous sommes bien intégrés. Cette intégration professionnelle, sociale et culturelle a été largement facilitée par l’apprentissage du néerlandais. Je reste également très attaché à la France à travers ma famille, mes amis et un réseau d’amis et collègues français installés aux Pays-Bas.
2. Pourquoi avoir souhaité vous engager au sein de la liste indépendante Voix françaises aux Pays-Bas ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de contribuer à cette démarche collective ?
Lorsque Marie-Christine et Michèle m’ont contacté fin 2025, j’ai d’abord été quelque peu surpris, n’ayant jusqu’à présent jamais été impliqué dans ce type d’initiative. Néanmoins, l’utilité du projet m’a rapidement intéressé. J’ai notamment apprécié son caractère indépendant, sans affiliation politique, ainsi que la diversité des profils réunis au sein de la liste. Je pense que cette diversité d’expériences est un atout qui permettra d’apporter des réponses concrètes aux besoins des Français installés aux Pays-Bas.
3. Grâce à votre parcours aux Pays-Bas, quels conseils ou retours d’expérience souhaitez-vous partager pour faciliter la vie des Français ici ?
Dans mon expérience personnelle, l’investissement dans l’apprentissage du néerlandais a été une étape essentielle pour réellement s’intégrer. Une fois cette étape franchie, et avec de la persévérance, il devient plus facile de créer des liens, de comprendre les subtilités culturelles ainsi que l’humour néerlandais par exemple. Des structures comme l’Alliance française sont de bons tremplins pour accompagner cet apprentissage.
Comprendre l’administration néerlandaise, le système de sécurité sociale ou encore les démarches liées à l’achat immobilier représente également un défi pour lequel la maîtrise de la langue et le développement d’un réseau local sont très précieux. Enfin, la participation à des activités associatives ou sportives — comme le cyclisme dans mon cas — ou encore l’implication dans des initiatives locales, par exemple la cogestion d’un jardin partagé avec les voisins pour reprendre mon cas, sont d’excellents vecteurs d’intégration.
