Lucie de Saint Vincent

Pianiste arrivée en 2004 aux Pays-Bas, je m’y suis rapidement enracinée : mariée, mère de deux enfants et pleinement intégrée. Mon parcours professionnel s’y est construit, tout en gardant vivant mon lien avec la culture française grâce à la communauté francophone. Partager ma double perspective, entre héritage français et vie néerlandaise est essentiel pour moi.

 

1. Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours entre la France et les Pays-Bas ? 

Originaire de Perpignan, j’y ai grandi jusqu’à mon départ pour Paris après le baccalauréat. Après des années d’études musicales dans la capitale, je me suis installée en 2004 aux Pays-Bas pour intégrer le conservatoire d’Utrecht. Ma deuxième année s’est déroulée à l’Académie Liszt de Budapest grâce à un échange Erasmus.

De retour à Utrecht, où je vis toujours, j’ai fondé une famille avec un Néerlandais et nous avons deux fils de 6 et 11 ans. Pianiste et compositrice, je crée et participe à des projets musicaux ecclectiques, allant d’un format de musique classique à des projets interculturels ou engagés, mis en scène. Mon fil rouge artistique met en lumière la place des femmes dans la musique.

 

Également enseignante à la Hogeschool de Leiden, je parle couramment néerlandais et anglais. Toujours attachée à la communauté française, je partage ma culture à travers des concerts et des rencontres avec mes compatriotes. Heureuse d’accueillir et d’accompagner les nouveaux arrivants aux Pays-Bas, je suis heureuse de partager mon expérience avec eux.

 

2. Pourquoi avoir souhaité vous engager au sein de la liste indépendante Voix françaises aux Pays-Bas? Qu’est-ce qui vous a donné envie de contribuer à cette démarche collective ?

Je me suis engagée au sein de la liste indépendante Voix françaises aux Pays-Bas parce que j’y retrouve le dynamisme des rencontres et le lien essentiel avec ma culture, deux valeurs qui m’animent depuis toujours. Après de nombreuses années passées aux Pays-Bas, j’ai accumulé une expérience que je souhaite aujourd’hui partager activement, pour faciliter l’intégration et l’épanouissement des nouveaux arrivants.

 

J’ai une réelle affinité avec la tête de liste, Michèle Kremers, dont l’action s’inscrit dans la continuité du mandat de Marie-Christine Kok Escalle. Le rôle de lien, de relais et d’éclairage qu’elle a joué a beaucoup compté pour moi personnellement. C’est une dynamique que je souhaite à mon tour porter, car je sais à quel point le soutien et les repères culturels font la différence lorsqu’on arrive dans un nouveau pays.

Mettre mon expérience au service de cette communauté, c’est offrir à chacun la possibilité de mieux comprendre, s’implanter et décrypter les codes d’une nouvelle culture, tout en s’appuyant sur des racines communes. C’est cette conviction qui m’anime aujourd’hui.

 

3. Grâce à votre parcours aux Pays-Bas, quels conseils ou retours d’expérience souhaitez-vous partager pour faciliter la vie des Français ici ? 

Je me souviens que la première difficulté rencontrée en arrivant à Utrecht et à mon retour d’Erasmus fut le logement. Voilà mes conseils là-dessus :

Anticiper et s’organiser. Le plus grand défi pour les Français aux Pays-Bas, surtout à Utrecht, Amsterdam ou Rotterdam, reste le logement. Les places sont rares et la demande est énorme, particulièrement en début d’année universitaire.

  • S’inscrire tôt sur les plateformes dédiées : Kamernet et Woonkamer sont incontournables. Créez un profil complet, activez les alertes, et relancez régulièrement.
  • Ne pas hésiter à élargir sa zone de recherche : Les villes autour d’Utrecht (comme Amersfoort, Houten, Zeist) sont souvent plus accessibles et bien desservies par les transports.
  • Se méfier des arnaques : Ne jamais envoyer d’argent sans visite ni contrat signé. Privilégiez les visites virtuelles si vous ne pouvez pas vous déplacer.

Ressources utiles :

Et ce qui fonctionne le mieux pour moi pour entrer en contact et rencontrer la communauté francophones et locales : Les Pays-Bas peuvent sembler froids au premier abord, mais les communautés francophones et les groupes Facebook sont des mines d’or pour s’intégrer, trouver de l’aide ou même un logement.

  1. Rejoindre les groupes Facebook: “Français à Utrecht”, “Français aux Pays-Bas”, “Expats in Utrecht” sont très actifs. On y trouve des annonces de colocation, des conseils administratifs, des rencontres, et même des dons de meubles ou de vêtements. N’hésitez pas à poser des questions ou à proposer votre aide : c’est souvent réciproque.
  2. Participer aux événements: Beaucoup de groupes organisent des apéros, des sorties ou des ateliers. C’est l’occasion de rencontrer des gens dans la même situation que vous et de créer un réseau.
  3. Pour les familles: Le groupe “Français à Utrecht avec enfants”

Ressources utiles :

  1. Français à Utrecht (Facebook)
  2. Expats in Utrecht (Facebook)
  3. Français aux Pays-Bas (Facebook)